I) L’échauffement
Indispensable pour écarter les risques de claquages musculaires ou autre dommages corporels.
Essentiellement composé d’étapes de footing en salle, espacées par des exercices d’étirements et d’éveil musculaire, cette étape dure entre dix et quinze minutes. Elle comporte aussi une ronde de guardes destiné à rappeler aux élèves les positions clés du système qu'ils étudient.
II) Découverte de nouvelle(s) technique(s)
Cette première étape de l’entraînement, à proprement parler, consiste à présenter une, ou plusieurs, nouvelles techniques aux élèves. C’est aussi à ce stade que les premières questions relatives aux techniques exposées seront adressées.
Cette présentation est systématiquement une démonstration, soit face à un partenaire soit face à un mannequin, effectuée par l’entraîneur. Celui-ci présentera la technique sous deux formats :
- une première fois de façon décomposé. Ceci afin d’exposer clairement les éléments clés qui composent la technique, afin d’assurer une compréhension complète de celle-ci.
- une seconde fois à vitesse « de combat », c'est-à-dire à la vitesse utilisée dans un cadre d’affrontement. Ceci afin d’illustrer la technique dans sa forme la plus « réelle » et de donner une illustration claire de sa finalité.
Une fois les démonstrations effectuées et les questions adressées, l’entraîneur présente les exercices que les élèves auront à effectuer afin d’assimiler les techniques. Ces exercices peuvent se présenter sous forme ludique ou sous forme de « drills » ; dans les deux cas ils se travailleront soit en binôme soit face à un mannequin. L’entraîneur fait bien sur connaître les dispositions de sécurité avant le début des exercices.
Pendant que les élèves effectuent les divers exercices, l’entraîneur observe et corrige au besoin. Il répond aussi aux questions éventuelles des élèves et si nécessaire il remontre la technique travaillée. Il veille aussi au respect des consignes de sécurité et interrompt toute action qu’il juge dangereuse ou inappropriée.
III) Le « free-play » ou sparring
Cette activité, dans sa forme ultime, est la création d’un cadre d’affrontement dans lequel les élèves peuvent mettre à l’épreuve leur maîtrise des techniques apprises. Ainsi ils se familiarisent avec le cadre de combat et apprennent à adapter leurs connaissances en fonction des évènements tout en apprenant à gérer une situation de stress.
Ce sparring se fera pour la plupart du temps avec les simulacres bois / nylon, mais exceptionnellement il pourra se faire aux armes de sparring en acier, mais ceci uniquement en extérieur et avec les protections appropriées.
Evidemment ce n’est qu’après assimilation de certaines bases que le sparring à proprement parler peut être envisagé. En attendant l’assimilation de ces bases minimum, le sparring est remplacé par des jeux ou autres activités servant justement à accélérer cette assimilation.
IV) Bilan
L’entraîneur adressera les dernières questions de ses élèves et commentera le sparring de ces derniers. Il pourra apporter ici des suggestions et corrections supplémentaires aux actions des élèves.
C’est aussi à ce moment que sera présenté sommairement le programme de la séance suivante, afin que les élèves voient sur quoi découleront les éléments qu’ils auront vus lors de la séance qui s’achève.
V) Etirement
Tout aussi important que l’échauffement, cinq à dix minutes d’étirements aideront à lutter contre les courbatures avant de clore la séance.
dimanche 29 mars 2009
Les sources historiques
Le corpus historique exploité
Les œuvres de trois auteurs, écrivant de la fin du XIVème jusqu’à la fin du XVème, constituent notre base de travail principale. Toutes sont issues de la tradition germanique.
Cette « école germanique » fut fondée par un certain Johannes Liechtenauer. De cet homme nous savons peu sauf qu’il a vécu au cours du XIVème siècle et que sa jeunesse fut dédiée aux voyages à travers l’Europe. De ces trajets il rapporta une collection de méthodes de combat de l’Europe entière que par la suite il synthétisa en un système unique. Ce système il l’enseigna à un cercle de disciples qui participèrent à la propagation de son Art grâce à leurs gloses et écrits personnels. De plus, le corpus germanique est nettement plus fourni, pour l’heure, que son homologue italien.
Les concepts et techniques sont aussi beaucoup plus abordables pour des débutants : ce qui en fait un objet d’enseignement beaucoup plus intéressant et un objet d’étude des plus prometteurs.
Le premier de ces auteurs s’appel Hanko Döbringer. Cet homme était un clerc et membre du cercle de disciples de Liechtenauer. Son « Hausbuch » daté de 1389 est le premier texte nous décrivant point par point le système mis au point par Liechtenauer. En cela il nous est indispensable car il représente certainement notre objet d’étude dans sa forme la plus « épurée » : il faut savoir que l’évolution militaire entre la fin du XIVème et la fin du XVème est d’une rapidité ahurissante. Ceci se traduit donc par l’adaptation du système originel au fur et à mesure des évolutions tactiques et techniques.
Un de ces premiers maîtres ayant revu le système Liechtenauer selon les goûts de son temps se nomme Sigmund Ringeck. Ce maître d’armes professionnel exerça aux alentours des années 1430 – 1440. Son œuvre, tout comme celui de Döbringer, ne comporte que du texte. Mais ses descriptions possèdent une rigueur dans le détail qui en fait un élément crucial quand elles sont mises en relation avec les travaux du troisième et dernier auteur de notre corpus.
Ce dernier se nomme Hans Talhoffer, également maître d’armes de métier. Il est, à l’heure actuelle, le plus prolifique des auteurs connus de la tradition germanique. Entre 1443 et 1467 il a produit pas moins de six « Fechtbuch » dont cinq nous sont parvenus. L’intérêt de ses travaux est qu’ils mettent en relation de courts extraits de texte accompagnés systématiquement d’illustrations dont la méticulosité d’exécution en fait de véritables manuels didactiques. C’est grâce à son œuvre que nous avons les meilleures idées de la forme physique propre aux techniques du système tout entier.
D’autres travaux, souvent d’auteurs anonymes, viennent s’ajouter à cette base.
Parmi ceux-ci nous pourrions citer le « Tower Fechtbuch » : le plus ancien manuscrit présentant un système complet d’escrime à l’épée accompagnée d’une rondache ; il date de la fin du XIIIème siècle.
D’autres, beaucoup plus tardifs, tel le livre monumentale de Joachim Meyer qui se trouve dans notre ville de Strasbourg : le «Gründliche Beschreibung des freyer Ritterlicher und Aderlicher Kunst des Fechtens» imprimé en 1570. Il reste encore au moins une dizaine de manuscrits plus ou moins complets - sans compter les manuscrits qui attendent d’être redécouverts - qui présentent des aspects de l’Art du combat encore peu ou pas étudiés : nous espérons remédier à cela entre autre.
Les œuvres de trois auteurs, écrivant de la fin du XIVème jusqu’à la fin du XVème, constituent notre base de travail principale. Toutes sont issues de la tradition germanique.
Cette « école germanique » fut fondée par un certain Johannes Liechtenauer. De cet homme nous savons peu sauf qu’il a vécu au cours du XIVème siècle et que sa jeunesse fut dédiée aux voyages à travers l’Europe. De ces trajets il rapporta une collection de méthodes de combat de l’Europe entière que par la suite il synthétisa en un système unique. Ce système il l’enseigna à un cercle de disciples qui participèrent à la propagation de son Art grâce à leurs gloses et écrits personnels. De plus, le corpus germanique est nettement plus fourni, pour l’heure, que son homologue italien.
Les concepts et techniques sont aussi beaucoup plus abordables pour des débutants : ce qui en fait un objet d’enseignement beaucoup plus intéressant et un objet d’étude des plus prometteurs.
Le premier de ces auteurs s’appel Hanko Döbringer. Cet homme était un clerc et membre du cercle de disciples de Liechtenauer. Son « Hausbuch » daté de 1389 est le premier texte nous décrivant point par point le système mis au point par Liechtenauer. En cela il nous est indispensable car il représente certainement notre objet d’étude dans sa forme la plus « épurée » : il faut savoir que l’évolution militaire entre la fin du XIVème et la fin du XVème est d’une rapidité ahurissante. Ceci se traduit donc par l’adaptation du système originel au fur et à mesure des évolutions tactiques et techniques.
Un de ces premiers maîtres ayant revu le système Liechtenauer selon les goûts de son temps se nomme Sigmund Ringeck. Ce maître d’armes professionnel exerça aux alentours des années 1430 – 1440. Son œuvre, tout comme celui de Döbringer, ne comporte que du texte. Mais ses descriptions possèdent une rigueur dans le détail qui en fait un élément crucial quand elles sont mises en relation avec les travaux du troisième et dernier auteur de notre corpus.
Ce dernier se nomme Hans Talhoffer, également maître d’armes de métier. Il est, à l’heure actuelle, le plus prolifique des auteurs connus de la tradition germanique. Entre 1443 et 1467 il a produit pas moins de six « Fechtbuch » dont cinq nous sont parvenus. L’intérêt de ses travaux est qu’ils mettent en relation de courts extraits de texte accompagnés systématiquement d’illustrations dont la méticulosité d’exécution en fait de véritables manuels didactiques. C’est grâce à son œuvre que nous avons les meilleures idées de la forme physique propre aux techniques du système tout entier.
D’autres travaux, souvent d’auteurs anonymes, viennent s’ajouter à cette base.
Parmi ceux-ci nous pourrions citer le « Tower Fechtbuch » : le plus ancien manuscrit présentant un système complet d’escrime à l’épée accompagnée d’une rondache ; il date de la fin du XIIIème siècle.
D’autres, beaucoup plus tardifs, tel le livre monumentale de Joachim Meyer qui se trouve dans notre ville de Strasbourg : le «Gründliche Beschreibung des freyer Ritterlicher und Aderlicher Kunst des Fechtens» imprimé en 1570. Il reste encore au moins une dizaine de manuscrits plus ou moins complets - sans compter les manuscrits qui attendent d’être redécouverts - qui présentent des aspects de l’Art du combat encore peu ou pas étudiés : nous espérons remédier à cela entre autre.
mercredi 25 février 2009
L'équipement personnel
Base commune - un pantalon de sport couleur sombre (type jogging ; pas de jeans ou de short)
- un t-shirt blanc (*)
- des chaussures de sport (rien de spécial, juste des baskets)
- gants rembourrés (type gant de soudure haute température **)
- masque de protection d'escrime classique
- épée "LSW" (arme en polymère composite)
Pour les premières fois, une paire de gants ainsi qu'un masque et un simulacre d'arme "LSW" seront pretés par l'école. Par la suite il sera demandé aux élèves d'obtenir leur équipement personnel complet. Ceci afin de pouvoir continuer a faire découvrir cette discipline à de nombreuses nouvelles personnes.
!Nota Bene!: comme nous nous entrainons en extérieur il est conseillé de se munir de vêtements supplémentaires en fonction des prévisions météorologiques et de la saison. (Pulls etc...)
Niveau 2 (cumulé à la base commune)
- veste de sparring
- gorgerin pour sparring
gorgerin
veste pour sparring
Niveau 3 (cumulé aux niveau 2)
- gambeson
- gantelets de plate (paire)
- arme de sparring acier
- gambeson
- gantelets de plate (paire)
- arme de sparring acier
arme de sparring acier
___________________________________________
*: des T-shirts "Sancti Johannis Schola" seront disponibles sous peu
**: disponible en grande surface de bricolage pour environ 10€ la paire - elles sont de couleurs rouge. (les meilleurs gants reste néanmoins ceux crées par des professionels de la reconstitution historique.)
***: cette liste est non exhaustive et constitue le minimum requis pour chaque élève et pour chaque niveau. Les personnes souhaitants acquérir des pièces supplémentaires sont invité à en discuter avec l'entraineur afin qu'il les guide au mieux dans leurs choix.
dimanche 22 février 2009
Les armes étudiées

Les armes étudiées, dans le cadre des entraînements hebdomadaires, varient en fonction du niveau des élèves. Toutes sont considérées comme des armes que l’homme d’arme professionnel, ou le chevalier, se devait de savoir manier.
Sur un tronc commun simple, servant à inculquer les principes fondamentaux de toutes les sous-disciplines, viendront s’ajouter les préférences des élèves. La personnalisation de l’entrainement est capitale pour l’épanouissement de l’élève. A ce propos, il est recommandé aux élèves de garder un petit carnet de notes dans lequel ils pourront noter toutes leurs observations, ainsi que leur progression et tout commentaire utile.
Tronc commun :
- principes de base de l’escrime à l’épée bâtarde
- initiation aux techniques de dague
- initiation aux techniques de lutte
Autres composantes :
- perfectionnement des techniques de dague
- perfectionnement des techniques de lutte
- découverte du maniement de la pique
- découverte de l’escrime avec épée à une main + targe (rondache)
- découverte des techniques au marteau de Lucerne
Sur un tronc commun simple, servant à inculquer les principes fondamentaux de toutes les sous-disciplines, viendront s’ajouter les préférences des élèves. La personnalisation de l’entrainement est capitale pour l’épanouissement de l’élève. A ce propos, il est recommandé aux élèves de garder un petit carnet de notes dans lequel ils pourront noter toutes leurs observations, ainsi que leur progression et tout commentaire utile.
Tronc commun :
- principes de base de l’escrime à l’épée bâtarde
- initiation aux techniques de dague
- initiation aux techniques de lutte
Autres composantes :
- perfectionnement des techniques de dague
- perfectionnement des techniques de lutte
- découverte du maniement de la pique
- découverte de l’escrime avec épée à une main + targe (rondache)
- découverte des techniques au marteau de Lucerne
samedi 21 février 2009
Comment on s'entraine?
Typologie des exercices
Bien avant de se jeter sur l'adversaire il est nécessaire pour chaque élève d'assimiler de solides bases techniques et sécuritaires. L’entraîneur a à sa disposition trois formes d’exercices, chacune avec un objectif qui lui est propre, pour favorisé la progression de ses élèves dans ces deux domaines.
Bien avant de se jeter sur l'adversaire il est nécessaire pour chaque élève d'assimiler de solides bases techniques et sécuritaires. L’entraîneur a à sa disposition trois formes d’exercices, chacune avec un objectif qui lui est propre, pour favorisé la progression de ses élèves dans ces deux domaines.
I) le « line-drill »
Ce type d’exercice consiste en la pratique décomposée d’une technique, par les élèves, en suivant le rythme imposé par l’entraineur. Cet exercice se pratique « dans le vide », c'est-à-dire sans partenaire ou mannequin.
L’objectif ici est de s’assurer que les éléments clés de la technique, illustrées lors de la démonstration au ralentis, soit correctement assimilées et exécuter par les élèves. L’importance est accordée aux positionnements des mains, de la lame, des pieds.
L’objectif ici est de s’assurer que les éléments clés de la technique, illustrées lors de la démonstration au ralentis, soit correctement assimilées et exécuter par les élèves. L’importance est accordée aux positionnements des mains, de la lame, des pieds.
II) travaux face au mannequin ou « pell »
Ce type d’exercice a pour but de perfectionner les trajectoires des actions offensives. L’accent est mis sur le placement correct d’une attaque X sur un mannequin présentant les principales attributions physiques d’un être humain (les bras, le cou, les jambes, le niveau de la ceinture…)
Il est absolument vital, tant pour la sécurité des pratiquants que pour leur compréhension correct du système, que ces exercices de trajectoires soient pratiquer diligemment. Du point de vue de la sécurité une mauvaise trajectoire exécutée, alors que le partenaire attend une trajectoire correcte, résulte souvent en des blessures plus ou moins importantes. Nous comptons à tout prix éviter ce cas de figure malheureux.
III) Le drill en binômes
Le travail de techniques en binômes est également d’une importance conséquente. En effet le concept même du combat implique la réaction aux actions d’un adversaire. Il faut donc que les élèves puissent assimiler les techniques en prenant en compte les sensations créé par un adversaire réel.
Ces exercices sont bien sur régis par des mesures de sécurité, telle la tenue appropriée et les dispositions particulières énoncées par l’entraîneur, des plus adaptées.
Les armes de la période et les simulacres employés

Notre discipline, rappelons le, consiste en l’interprétation et l’apprentissage de l’utilisation de certains outils martiaux du Bas Moyen Âge.
Voyons maintenant de façon plus détaillée les formes que prenaient ces armes à l’époque, ainsi que les outils contemporains qui nous permettent d’étudier le maniement de ces armes du passé.
I) L’épée « bâtarde »
Cette arme est la première enseignée car elle permet de présenter tous les concepts tactiques et techniques inhérents au combat médiéval, qui par la suite s’adaptent à toutes les autres armes.
Elle tire son nom – contemporain d’ailleurs – du fait qu’elle allie les capacités de tranche et d’estoc, alors qu’auparavant il était plus fréquent qu’une arme soit profilée pour l’une ou l’autre de ces actions.
Son développement s’amorce à la fin du XIIIème siècle, sa forme définitive est atteinte au milieu du XIVème siècle. Par la suite ce ne sont que de légères modifications stylistiques qui permettent de dater les armes de cette catégorie.
I) L’épée « bâtarde »
Cette arme est la première enseignée car elle permet de présenter tous les concepts tactiques et techniques inhérents au combat médiéval, qui par la suite s’adaptent à toutes les autres armes.
Elle tire son nom – contemporain d’ailleurs – du fait qu’elle allie les capacités de tranche et d’estoc, alors qu’auparavant il était plus fréquent qu’une arme soit profilée pour l’une ou l’autre de ces actions.
Son développement s’amorce à la fin du XIIIème siècle, sa forme définitive est atteinte au milieu du XIVème siècle. Par la suite ce ne sont que de légères modifications stylistiques qui permettent de dater les armes de cette catégorie.
Les pièces de musées nous fournissent les modèles originaux que des professionnels de l’armement sont capables de reproduire. Bien évidemment il est hors de question d’utiliser des armes tranchantes ou pointues, de ce fait les armes de sparring acier présentent des tranchants aplaties et un estoc arrondie.
Ces armes en acier ne servent qu’au sparring (aussi appelé ‘free-play’) des plus expérimentés, en complément de tenues de protections adéquates et ce pour des raisons évidentes de sécurité.
Pour les personnes n’ayant pas encore le niveau pour utiliser ce genre d’arme, d’autres simulacres sont utilisés. Ceux-ci permettent un travail technique des plus réaliste ainsi que la possibilité d’effectuer du sparring « allégé ». C'est-à-dire évoluer dans un cadre de combat contrôlé - à l’opposé du free-play ou les participants sont libres d’évoluer comme ils l’entendent - ici l’entraîneur dressera simplement les conditions d’engagements auxquels les participants seront tenus.
Ces simulacres peuvent être de bois ou encore d’un polymère composite crée par un espagnol spécifiquement pour notre activité.
Cette dernière option est celle que je préconise pour tous. Le bois garde une possibilité contondante importante car il n’a aucune flexibilité. En revanche l’arme en composite possède une flexibilité similaire à une bonne épée en acier trempé : ceci limite les dégâts qu’elle peut causer tout an augmentant le réalisme du maniement de l’arme. Il faut dire que la capacité de « ressort » d’une épée est encore peu appréciée, alors que souvent elle est capitale à la bonne exécution d’une technique.
Le prix est aussi une des raisons pour favorisé les armes en composite. Une arme de qualité acceptable en acier coûte aux alentours de 250€ (prix de départ), alors que l’arme composite ne coute que 80€, celles en bois se situe aux alentours de 70€. Ceci rend notre activité abordable à tous. Ceux qui, par la suite, souhaitent investir dans des armes acier pour continuer à progresser pourront le faire en ayant déjà une idée claire de l’utilité de l’investissement.
II) la dague
Ces armes en acier ne servent qu’au sparring (aussi appelé ‘free-play’) des plus expérimentés, en complément de tenues de protections adéquates et ce pour des raisons évidentes de sécurité.
Pour les personnes n’ayant pas encore le niveau pour utiliser ce genre d’arme, d’autres simulacres sont utilisés. Ceux-ci permettent un travail technique des plus réaliste ainsi que la possibilité d’effectuer du sparring « allégé ». C'est-à-dire évoluer dans un cadre de combat contrôlé - à l’opposé du free-play ou les participants sont libres d’évoluer comme ils l’entendent - ici l’entraîneur dressera simplement les conditions d’engagements auxquels les participants seront tenus.
Ces simulacres peuvent être de bois ou encore d’un polymère composite crée par un espagnol spécifiquement pour notre activité.
Cette dernière option est celle que je préconise pour tous. Le bois garde une possibilité contondante importante car il n’a aucune flexibilité. En revanche l’arme en composite possède une flexibilité similaire à une bonne épée en acier trempé : ceci limite les dégâts qu’elle peut causer tout an augmentant le réalisme du maniement de l’arme. Il faut dire que la capacité de « ressort » d’une épée est encore peu appréciée, alors que souvent elle est capitale à la bonne exécution d’une technique.
Le prix est aussi une des raisons pour favorisé les armes en composite. Une arme de qualité acceptable en acier coûte aux alentours de 250€ (prix de départ), alors que l’arme composite ne coute que 80€, celles en bois se situe aux alentours de 70€. Ceci rend notre activité abordable à tous. Ceux qui, par la suite, souhaitent investir dans des armes acier pour continuer à progresser pourront le faire en ayant déjà une idée claire de l’utilité de l’investissement.
II) la dague
Autant outil qu’arme, la dague accompagnait l’homme médiéval dans toutes ces activités. Ses formes sont multiples, mais celle que nous retenons pour notre discipline est celle illustrée dans la majorité des traités de combats : la dague à rouelles.
De même que les épées, les simulacres de dagues peuvent être de bois ou de caoutchouc.
Le prix des armes caoutchouc se situe aux alentours de 33$ (soit 22€), celles de bois aux alentours des 20$ (soit 13€).
Du point de vue technique les deux possibilités se valent. Je préconiserais néanmoins l’option bois si ce n’est qu’elle offre la résistance des dagues en acier, alors que les dagues en caoutchouc sont un peu trop flexibles. L’utilisation des dagues en bois est d’ailleurs attestée dès la fin du XVème siècle pour l’entrainement en salle.
III) Le marteau de Lucerne
De même que les épées, les simulacres de dagues peuvent être de bois ou de caoutchouc.
Le prix des armes caoutchouc se situe aux alentours de 33$ (soit 22€), celles de bois aux alentours des 20$ (soit 13€).
Du point de vue technique les deux possibilités se valent. Je préconiserais néanmoins l’option bois si ce n’est qu’elle offre la résistance des dagues en acier, alors que les dagues en caoutchouc sont un peu trop flexibles. L’utilisation des dagues en bois est d’ailleurs attestée dès la fin du XVème siècle pour l’entrainement en salle.
III) Le marteau de Lucerne
Cette arme tire son nom de la ville de Luzern, qui développa sa forme propre d’une arme courante : le marteau d’arme. Cette arme permet d’initier les élèves aux techniques propres aux armes « d’hast », c'est-à-dire les armes emmanchées.
Il existe d’autres armes d’hast, telle la pique. Son maniement est similaire à celui du marteau d’arme.
Pour ce qui est des outils permettant de s’entraîner à ces diverses techniques, il existe un marteau d’entraînement caoutchouté ainsi que des pointes de lances en caoutchouc ; les manches sont toujours de bois.
Le marteau complet revient à environ 100$ (soit 67€), la pique revient à environ 40$ (soit 27€). A l’heure actuelle je n’ai pas trouvé de meilleurs simulacres pour ces armes.
IV) l’épée à une main et la targe
Il existe d’autres armes d’hast, telle la pique. Son maniement est similaire à celui du marteau d’arme.
Pour ce qui est des outils permettant de s’entraîner à ces diverses techniques, il existe un marteau d’entraînement caoutchouté ainsi que des pointes de lances en caoutchouc ; les manches sont toujours de bois.
Le marteau complet revient à environ 100$ (soit 67€), la pique revient à environ 40$ (soit 27€). A l’heure actuelle je n’ai pas trouvé de meilleurs simulacres pour ces armes.
IV) l’épée à une main et la targe
Cette combinaison d’équipements était l’une des plus fréquentes tout au long du Moyen Âge. La pratique était tellement étendu, que de nombreux royaumes et villes ont été obligés d’interdire le port de ces armes dans les villes, ceci pour minimiser la violence des rixes d’ailleurs assez courantes.
Du point de vue de la pratique cette combinaison présente une nouveauté conséquente pour les élèves : elle oblige l’apprentissage de la gestion de plusieurs outils à la fois. En effet l’épée peut être utilisée de façon tant offensive que défensive ; de même la rondache (targe) pour autant qu’elle protège des coups, peut néanmoins en fournir de très efficaces. A noter aussi que cette escrime est beaucoup plus rapide que celle utilisant l’épée bâtarde car la distance entre les adversaires est réduite par la portée plus courte des armes.
Comme pour leurs grandes sœurs, il existe, pour les épées à une main, des simulacres en acier, en bois et en polymère composite. Encore une fois ma préférence va aux simulacres polymère pour exactement les mêmes raisons que leurs consœurs bâtardes. Leur coût s’élève à 70€ pièce.
Pour ce qui est des rondaches (aussi appelées « targes ») il existe trois possibilités.
En premier lieu les rondaches de bois : elles présentent l’avantage d’être peu chères, en revanche leur durée de vie est des plus courte.
En second lieu nous avons les rondaches en acier : celles-ci ont une durée de vie très longue, par contre elles sont très dangereuses dans le cadre de l’entrainement : l’acier ne pardonne jamais lors d’un impact.
La solution que je préconise est la rondache en cuir bouillie. D’un prix des plus abordable (environ 90$, soit 70€), elle permet un travail de contact en toute sécurité en plus d’un réalisme de l’action des plus bénéfique à la formation de l'élève. Leur composition en cuir les rend légèrement malléables. En complément des simulacres polymère, cette combinaison permet d’accroître sensiblement la durée de vie de toutes les pièces d’équipement.
Du point de vue de la pratique cette combinaison présente une nouveauté conséquente pour les élèves : elle oblige l’apprentissage de la gestion de plusieurs outils à la fois. En effet l’épée peut être utilisée de façon tant offensive que défensive ; de même la rondache (targe) pour autant qu’elle protège des coups, peut néanmoins en fournir de très efficaces. A noter aussi que cette escrime est beaucoup plus rapide que celle utilisant l’épée bâtarde car la distance entre les adversaires est réduite par la portée plus courte des armes.
Comme pour leurs grandes sœurs, il existe, pour les épées à une main, des simulacres en acier, en bois et en polymère composite. Encore une fois ma préférence va aux simulacres polymère pour exactement les mêmes raisons que leurs consœurs bâtardes. Leur coût s’élève à 70€ pièce.
Pour ce qui est des rondaches (aussi appelées « targes ») il existe trois possibilités.
En premier lieu les rondaches de bois : elles présentent l’avantage d’être peu chères, en revanche leur durée de vie est des plus courte.
En second lieu nous avons les rondaches en acier : celles-ci ont une durée de vie très longue, par contre elles sont très dangereuses dans le cadre de l’entrainement : l’acier ne pardonne jamais lors d’un impact.
La solution que je préconise est la rondache en cuir bouillie. D’un prix des plus abordable (environ 90$, soit 70€), elle permet un travail de contact en toute sécurité en plus d’un réalisme de l’action des plus bénéfique à la formation de l'élève. Leur composition en cuir les rend légèrement malléables. En complément des simulacres polymère, cette combinaison permet d’accroître sensiblement la durée de vie de toutes les pièces d’équipement.
vendredi 20 février 2009
Pourquoi créer cette école?

Depuis quelques décennies un nouvel engouement pour les arts du passé se développe. Une nouvelle Renaissance est en marche. Mais cette renaissance, loin de rejeter et de trier selon son bon vouloir quels éléments du passé elle souhaite remettre à l’honneur, cherche une compréhension totale de ce passé, si lointain et si proche à la fois. Il est cependant impossible pour un seul homme d’acquérir une compréhension intégrale de tout à propos de tout. Nous devons alors choisir quels éléments nous, en tant qu’individus, souhaitons comprendre, pour pouvoir ensuite offrir cette connaissance à la communauté.
Pour ma part j’ai choisi les arts martiaux occidentaux très tôt. Après avoir pratiqué le judo pendant huit ans - et ayant eut un aperçu de toutes les cultures martiales asiatiques qui prenaient de plus en plus d’importance dans nos pays de l’ouest – je me suis interrogé sur l’existence de cultures similaires propres à mon passé d’européen, de notre passé en tant qu’acteurs de l’Histoire.
Pour ma part j’ai choisi les arts martiaux occidentaux très tôt. Après avoir pratiqué le judo pendant huit ans - et ayant eut un aperçu de toutes les cultures martiales asiatiques qui prenaient de plus en plus d’importance dans nos pays de l’ouest – je me suis interrogé sur l’existence de cultures similaires propres à mon passé d’européen, de notre passé en tant qu’acteurs de l’Histoire.
C’est alors avec joie que je découvris le monde de la Reconstitution Historique (aussi appelé « Histoire Vivante »). Là je voyais pour la première fois ces chevaliers de romans, ainsi que leurs cadres sociaux, qui avaient animé mon enfance - accompagnés souvent, et de façon des plus anachroniques, de d’Artagnan et de ses fidèles amis – en chair et en os.
Mais encore une fois je fus vite sceptique. Ces personnes, aux intentions les plus louables, semblaient eux aussi sélectionner de façon arbitraire la composition de leurs prestations avec une rigueur historique souvent des plus contestables. Je m’interrogeais alors, à nouveau, sur la composante constante de l’Histoire de l’Homme : le déroulement de la guerre. Comment les armées étaient elles organisées, soldées, formées, appelées ? Qui menaient ces guerres ? Pourquoi les menaient-ils ? Et surtout comment se préparait-on, techniquement et psychologiquement, à la guerre en tant qu’individu ?
C’est à cette dernière question que je m’acharne, depuis quelques années, à trouver une réponse. Elle se profile aux lueurs des manuscrits de combats – appelés « Fechtbücher » pour la tradition germanique – propres à notre culture et passé européen. Parmi une communauté toujours croissante de chercheurs passionnés, et de pratiquants fascinés, de cette discipline renaissante qu’est l’Art du combat médiévale, j’apporte ma participation à son évolution et à sa propagation, ainsi qu'à la promotion des valeurs dont elle se veut la protectrice.
Notre travail n’en est qu’à ses débuts. Il est plus que probable que les résultats obtenus jusqu’à maintenant, jugés titanesques par beaucoup, ne soient qu’une goutte d’eau dans un océan de connaissances attendant patiemment qu’on s’y plonge à nouveau. Les écoles d’escrime naissantes, ainsi que les salles d’armes, participent de façon vitale à la renaissance de cet Art perdu qui se dévoile peu à peu à ceux qui en sont tombés amoureux.
Car il s’agit bien d’un amour. Un amour pour le passé réel, et non sa version romancée. Un amour pour l’héritage que nos ancêtres nous ont laissé, et que nous avons longtemps ignoré où diffamé.
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